samedi 30 mars 2013

Oasis

Profitant de l'abri d'une dune, il se retourna pour admirer une dernière fois cette cité qu'il avait visité puis quitté avec regret. Les portes venaient tout juste de se fermer dans un bruit sourd presque inaudible dans l'étendue désertique. Un pincement au coeur, les larmes n'avaient pas arrêter de couler sur ces joues abîmées de cicatrices. Il n'avait pas voulu partir. Il l'avait su au moment même où il avait fait son premier pas à en dehors des murs. Les choses devaient-elle forcément se passer comme ça ? Il ferma mes yeux et pendant un moment, il se perdit dans de profonds souvenirs, ceux qui laissent des traces, que le temps ne peut effacer.

Il tourna finalement le dos à cette vision sublime, le regard sombre, releva la tête et dans un mouvement fébrile, se remis en marche ..

Il repensa a cette histoire qu'il avait écrit avec elle. Tout ces moments passé à n'echanger que des mots sans se voir, avaient été comme un doux foyer au milieu tempête de neige. Elle avait plus de valeur à ses yeux que n'importe quels '' amis'' qu'il voyait le plus souvent. Elle avait cette sincérité, cette faculté à dire les choses avec son coeur, cette franchise et en même temps cette subtilité qui n'était pour une fois pas une illusion de caractère.

Il remontait maintenant la 2e monticule de sable. un vent contraire soulevait un léger filet doré qui slalomait lentement entre les dunes orangés. Arrivé au sommet, il s'arrêta net. La tempête semblait lui avoir donner un maigre répit pour lui laisser contempler sa prochaine destination. A mesure que le nuage de sable se dissipateur, il lui sembla apercevoir un éclair blanc au loin. Il se mit alors à marcher dans ça direction dans l'espoir d'avoir une meilleur visibilité. La dernière larme était encore accroché à sa joue gauche quand il eu cette vision incroyable. Une cité qui avait des airs d'oasis perdue.
Se rapprochant de la grande porte, il gardait la tête levé et admirait les haut remparts de pierre beige qui abritait la cité du vent et peut être aussi d'un quelconque envahisseur étranger.

Il se s'aperçut après un court instant que sans s'en rendre compte, il était au pied des lourdes et infranchissable portes blanches. Les rayons de soleil inondaient les 2 blocs solides et rendaient sa contemplation difficile. Ses yeux, harassé par ce blanc éclatant, contemplèrent plutôt les deux tours qui gardaient l'entrée .

Tout a coup, une caresse douce à sa cheville droite interrompit sa contemplation. Il baisse la tête et vit qu'une boule de poils s'attaquait a ses orteils avec douceur. C'était un jeune chat tigré avec des poils gris dominant. Il retira vivement son pied surpris. Le jeune félin fit un pas en arrière et lui adressa un regard de reproche vert pâle. Le voyageur voulu lui adresser une caresse pour se faire pardonner. Mais l'animal ne semblait pas vouloir accepter d'excuse, il ne le regardait même plus à vrai dire. Son attention semblait s'être porter sur les remparts. Le jeune homme suivi donc dans cette direction et aperçu dans un éclair noir une cape de la même couleur disparaître derrière le mur d'enceinte. Curieux, il eu l'envie soudaine de voir qui était ce curieux spectateur. Il se tourna vers la porte. La voie était sûrement close de ce côté. Il entendit alors des pas légers et rapide dans le sable. Le chat s'était élancé le long du mur extérieur. Il entreprit de le suivre. Qui sait, il le conduira peut être à cette mystérieuse personne...

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