Il courait à vive allure. Parcourant les rues macabres d'une cité en ruines,
à moitié enseveli sous le sable et qui espérait, petit à petit et avec le
temps, retrouver sa beauté d'antan. Essoufflé, il ralentit au détour d'une rue.
Il releva alors la tête et regarda quelques moments l'objet de sa course
effrénée. Cette silhouette qui le regardait de loin, immobile. Il pouvait
distinguer les tissus bleus qu'elle portait et qui ondulaient au gré du vent.
Profitant de son inactivité, il reprit pour une énième fois sa poursuite sans
prendre le temps de récupérer complètement son souffle, et, à nouveau, comme à
chaque fois, elle disparut, à l'angle d'un bâtiment, dans un bruissement de
tissus avant même qu'il ne puisse l'atteindre. Il se précipita dans cette
ruelle adjacente mais ... ne trouva personne. Le sable qu'elle avait soulevé au
moment de son départ, formait encore un léger nuage doré. Il observa pendant un
moment les fines pépites glisser sur la paume de sa main, le regard vide.
Reprenant ses esprits, il releva la tête et se remit à la chercher des yeux
pendant quelques secondes, puis finalement, l'aperçut au loin. Il reprenait
alors sa poursuite désespéré à bout de souffle.
Il ignorait la raison de cet entêtement. Parfois, errant dans les allées, il se demandait s'il ne devait pas tout simplement abandonner et accepter finalement le fait qu'il ne la rattraperait jamais. C'était la pensée dominante dans son esprit, et il le savait. Elle le faisait souffrir, chaque pas était devenu un rude combat, son cœur se serrait chaque fois plus fort à cause du manque d’oxygène, mais il se forçait à marcher, encore et toujours... Il en avait décidé ainsi. Il y avait cependant quelque chose qui le motivait et lui redonnait chaque jour la force de continuer. Il ne savait pas si cette source de motivation était une illusion que son esprit lui-même avait créé de toute pièce dans un mouvement désespéré. Peut-être, que finalement cette main dans son dos qui le poussait et l’encourageait était en fait le fruit de son imagination, elle était peut-être aussi éphémère que ce plaisir qu’il ressentait… Oui... Contre toute attente, il trouvait dans la vision de ce bleu azur, une fraicheur réconfortante. Cette fraicheur qui lui faisait presque oublier la rudesse de la poursuite et ravivait ainsi dans ses yeux, une lueur qu'il pensait éteinte...
Il ignorait la raison de cet entêtement. Parfois, errant dans les allées, il se demandait s'il ne devait pas tout simplement abandonner et accepter finalement le fait qu'il ne la rattraperait jamais. C'était la pensée dominante dans son esprit, et il le savait. Elle le faisait souffrir, chaque pas était devenu un rude combat, son cœur se serrait chaque fois plus fort à cause du manque d’oxygène, mais il se forçait à marcher, encore et toujours... Il en avait décidé ainsi. Il y avait cependant quelque chose qui le motivait et lui redonnait chaque jour la force de continuer. Il ne savait pas si cette source de motivation était une illusion que son esprit lui-même avait créé de toute pièce dans un mouvement désespéré. Peut-être, que finalement cette main dans son dos qui le poussait et l’encourageait était en fait le fruit de son imagination, elle était peut-être aussi éphémère que ce plaisir qu’il ressentait… Oui... Contre toute attente, il trouvait dans la vision de ce bleu azur, une fraicheur réconfortante. Cette fraicheur qui lui faisait presque oublier la rudesse de la poursuite et ravivait ainsi dans ses yeux, une lueur qu'il pensait éteinte...

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